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Contrairement à une idée reçue tenace, vos enceintes connectées ne sont pas censées enregistrer et diffuser toutes vos conversations. Leur fonctionnement repose sur un principe clé : le mot d'activation (ou "wake word").
Ces appareils sont conçus pour être en mode "écoute" passif, c'est-à-dire qu'ils attendent de détecter un mot ou une phrase spécifique, comme "Ok Google", "Hey Siri" ou "Alexa". C'est uniquement après avoir entendu ce mot d'activation que l'appareil commence à enregistrer ce qui est dit et à envoyer ces données aux serveurs du fabricant pour traitement.
Une fois le mot d'activation prononcé, l'enregistrement vocal est envoyé, souvent via une connexion sécurisée, aux serveurs cloud de Google, Amazon ou Apple. C'est là que l'Intelligence Artificielle analyse votre requête, la comprend et tente d'y répondre. Les assistants vocaux utilisent des modèles de langage sophistiqués (LLM) pour interpréter le langage naturel et fournir des réponses pertinentes.
Cette interaction est la raison pour laquelle vous pouvez demander la météo, lancer de la musique ou poser des questions complexes. Sans ce traitement en ligne, l'enceinte ne serait qu'un microphone passif.
Oui, une partie de ces interactions est conservée. Les fabricants expliquent que ces enregistrements sont utilisés pour améliorer la performance de l'assistant vocal, notamment sa capacité à comprendre différentes voix et accents, et à mieux répondre aux requêtes futures. C'est un processus d'apprentissage continu pour les algorithmes.
Cependant, il est important de noter que vous avez généralement accès à l'historique de vos interactions et la possibilité de supprimer ces enregistrements via les paramètres de confidentialité de votre compte Google, Amazon ou Apple.
C'est là que la confusion et l'inquiétude peuvent apparaître. Parfois, une enceinte connectée peut s'activer par erreur, sans que le mot d'activation n'ait été prononcé explicitement. On parle alors de "faux positifs". Cela peut arriver si un son proche du mot d'activation est détecté dans une conversation, une émission de télévision ou une chanson.
Dans ces cas-là, de courts extraits audio peuvent être enregistrés et envoyés aux serveurs. C'est ce type d'incident qui alimente les craintes d'une écoute constante et non désirée. Les entreprises travaillent constamment à réduire ces faux positifs grâce à des algorithmes plus performants.
Les fabricants de ces enceintes connectées sont unanimes : ils affirment ne pas écouter vos conversations en permanence à des fins de surveillance ou de ciblage publicitaire non sollicité. Leurs politiques de confidentialité détaillent l'utilisation des données vocales, insistant sur le fait que l'objectif principal est l'amélioration de l'expérience utilisateur. Ils mettent également en avant les mesures de sécurité mises en place pour protéger ces données, comme le chiffrement et l'anonymisation dans certains cas.